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Je suis toujours dans les segments qui forme le cadre ou le contour du cercle, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur. Je passe de l'un à l'autre et j'apprend, je découvre.

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Pedro abrunhosa espiritualArton39384 fb0f7ý“Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement quelque part, c'est peu à peu que nous composons en nous le lieu de notre origine, pour y renaître chaque jour plus définitivement."Rainer Maria Rilke

Mes origines sont multiples. Elles se complètent : je suis née en France, mes racines sont au Portugal, et mon pays d'adoption est la Poésie ; celui où je me sens à ma place dans n'importe quelle partie du monde. Cette petite planète où je vous entraine est la mienne. Elle est née de mes émotions, et des rencontres réelles ou virtuelles qui les on t provoquées.

Ce site est aussi désordonné que mes émotions et mes coups de coeur.

MON PETIT BAZARD EMOTIONNEL

Il y a des personnes qui traverse nos vies sans s'y installer et nous ouvrent des chemins qu'on pensait impraticables

HOMLESS SONGS NOUVEL ALBUM DE STEPHAN EICHER SORTIT LE 20 SEPTEMBRE 2019

 

Le Le dernier album de Stephan Eicher est une merveille "La Fête est finie", elle fait place à la beauté

 

Sans dépression aucune on sait que plus on vieillit plus la "Fête est finie", on se réjouit, on a des petits bonheurs tout de même comme l'écoute initiale, de Homeless songs, on avance très lentement on savoure chaque note, chaque  mot de plage en plage, à la découverte de différents horizons, pour une même destination, les Homeless Songes,  Dans leur vagabondage, ces merveilles ont finalement trouvé  un abri : elles fleurissent dans nos oreilles aujourd'hui,  après la Patience cultivée dans nos jardins si personnels. Malgré ces airs tristes, on est charmé, c'est la beauté irresistible qui nous arrive progressivement jusqu'à nous atteindre completement. Et si on ne comprend pas les paroles, la musique les traduit harmonieusement, on se laisse bercer dans quelques larmes bouleversés par cette voix "griffée" et un peu tremblante, si reconnaissable et distinguée au milieu du brouhaha musical qu'on nous assène tous les jours contre notre volonté. C'est magnifique ces retrouvailles inédites, merci Monsieur Stephan Eicher 

 

 

 

 

 

 

Antonio Variações

C'était à la Maison de la Poèsie le 3 juin 2019, un moment très fort, que je vous invite à vivre. Pour ma part j'ai senti vibrer les phrases,  leur substance a imprégné toute la salle, même effrayantes, la beauté se dessinait dans ce qui parvenait jusqu'à nous, un moment où toutes les forces poétique se sont mélées à l'ombre de la salle et à la lumières du verbe qui rayonnait dans les mots de Yannick Haenel.

Des nouvelles de la Tribu  :Le projet musical de Léa Blaire dont voici le premier clip

 

Un de mes textes lu par Patrick KZero

Livre : Sortie le 2 mai 2019 Grasset

Tout est accompli

Par Sean James Rose, le 19.04.2019 Essai/France 2 mai Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz

  1. Le temps se fait court

 

Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz. - Photo F. MANTOVANI/C. HÉLLIE/GALLIMARD/DR

Un essai contre « la catastrophe qui vient », signé Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz.

Selon Hésiode, l'histoire de l'humanité se divise en âge d'or, âge d'argent, âge d'airain, âge des héros, âge de fer. L'âge d'or était idéal, la suite n'est qu'une longue dégringolade. Sous l'Antiquité : c'était toujours mieux avant, lorsque nous partagions la table des dieux. Avec les modernes, fini de se prosterner devant une transcendance qui nous dépasse : l'Homme est au centre, debout, le regard rivé vers une aube meilleure. Grâce aux lumières de la science, il marche droit sur la route du progrès. En ces prémices du nouveau millénaire : on n'arrête pas le progrès, grâce à la révolution cybernétique initiée par Norbert Wiener, plus de limites, zéro frontières, c'est l'hyper-horizontalité, la mondialisation, à mort la mort, on abolira bientôt l'ultime limite, le virtuel prendra le dessus sur le réel, la réalité augmentée primera sur la réalité. En évacuant le mystère et le tragique, la vision moderne prométhéenne n'a pas tenu compte de la catastrophe. La catastrophe est devenue notre condition, et nous vivons « l'âge de la fin », ainsi l'annonce l'essai signé Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz, Tout est accompli. Mais face à cette impossibilité d'agir, les auteurs de cette réflexion tout à fait singulière et aux accents judéo-chrétiens, n'exhortent pas à l'abdication nihiliste. Ils proposent de s'en sortir par une certaine brèche dans notre réalité catastrophique, « une courbure du temps », la porte étroite qui mène au-delà de la nuit obscure, ils invitent à accéder au « Royaume ». Le Royaume serait l'antithèse de ce qu'il nomme le « Dispositif », cette réalité aplanie par la communication instantanée et les réseaux dits sociaux, un monde réduit à sa standardisation globalisée sous l'unique loi du marché, à une identité algorithmique et son langage mathématique.

Pour le trio d'écrivains qui analyse la modernité occidentale, de Galilée à la Shoah, de la mort de Dieu proclamée par Nietzsche à l'homo deusde Harari ou au transhumanisme, il s'agit bien de trouver là salut par le verbe.« La parole-le Royaume-ces deux notions ne renvoient qu'à une seule réalité. »Mais pas un verbe haut, un verbe humble, blessé, incarné dans la fragilité du vivre (il faut mourir pour ressusciter),« Seulun cœur trouéest capable d'accueillir la présence du Ressuscité ; seule une béance peut recevoir ce qui déborde temps et espace. »

Yannick Haenel, François Meyronnis, Valentin Retz
Tout est accompli
Grasset
Tirage: 5 000 ex.
Prix: 22 euros ; 368 p.
ISBN: 9782246862581

 

Article La Croix

L’effrayant silence métaphysique de l’espace médiatique

par Cécile Guilbert

  • Cécile Guilbert,

  Voici un livre important, passionnant, engagé, qui concerne toutes les questions ravageuses de notre actualité babillarde alimentant la sourde révolte des peuples : inégalités sociales, précariat généralisé, cynisme oligarchique, pollution atmosphérique, malbouffe, terrorisme, crise identitaire, etc. Mais qui les pense à la fois de plus loin, de plus haut et plus originellement en les articulant à l’histoire scientifique et politique des Temps modernes, à la philosophie, à l’exégèse biblique, à la pensée juive et à la littérature.

C’est un grand livre de métaphysique arc-bouté sur une pensée messianique puisant aux deux maisons d’Israël qui se veut aussi et surtout une parole de Vie, une parole indiquant la voie d’un saut et d’un salut, une issue spirituelle au nihilisme achevé par le croisement de la cybernétique et du marché qui ont complètement renversé l’ancien projet humaniste d’émancipation au profit du « Dispositif », cette infernalité qui, par la mise en réseaux planétaire, en est arrivée à absorber le temps, l’espace, la société, à aplatir le langage comme le réel ainsi que l’espèce humaine réduite à un bétail biologique algorithmé, constamment spolié par ce qu’on appelle aujourd’hui « l’économie de l’attention » et dont le destin « transhumaniste » doit désormais s’achever par les noces de l’intelligence artificielle et des manipulations génétiques qui font tant fantasmer les milliardaires de la Silicon Valley.

Une étonnante digression sur la symbolique du nom de la marque Apple

Écrit d’une langue précise, claire, dans un souci ouvertement pédagogique, ce livre dense qui entend se situer au-delà de la politique jugée caduque et dont le titre reprend l’une des dernières paroles du Christ – « Tout est accompli » – comporte de nombreux développements propres à susciter des conversations passionnées, des débats enflammés et même des polémiques : critique du progressisme tant scientiste qu’économique, analyse des Temps modernes et des Lumières comme résultant d’une formidable « insurrection à l’encontre du christianisme », de la Révolution française comme « gigantesque messe noire assortie d’innombrables et répétés sacrifices humains » digne des imprécations de Joseph de Maistre, de la conquête de l’Algérie par Bugeaud comme répétition de la guerre de Vendée, de la République et de la laïcité comme « sacré de substitution » ; dégagements passionnants sur la Shoah et les Gafa, examens critiques des best-sellers mondiaux de Yuval Noah Harari et Michel Houellebecq, relecture bluffante de Bel-Ami de

Il faut évidemment ajouter que si une étonnante digression sur la symbolique du nom de la marque Apple couplée à une autre sur le changement de nom de Google en Alphabet justifieraient presque à elles seules l’achat de ce livre, ce dernier, publié dans une grande maison d’édition – Grasset – n’est pas écrit par n’importe qui puisqu’il rassemble les plumes des trois écrivains animant l’excellente revue Ligne de risque : François Meyronnis, auteur d’une demi-douzaine de romans et d’essais exigeants creusant la question du nihilisme et de la « délivrance » ; Valentin Retz, qui a déjà publié trois fictions hantées par la problématique de l’initiation spirituelle ; et Yannick Haenel qu’on ne présente plus puisqu’il est l’auteur de romans remarqués dont plusieurs ont été couronnés par de grands prix littéraires.

Surdités contemporaines

Et pourtant, vous n’avez nulle part entendu parler de Tout est accompli. Pas un papier dans la presse quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou même un articulet qui en signalerait l’existence. Pas une émission de télé, pas non plus de radio, ni France Inter, ni France Culture ou même Radio Notre-Dame ! Rien. Nichts. Nada. Trou noir complet et total. Tout se passe comme si ce livre n’avait jamais été écrit, imprimé, distribué, mis en vente. Et j’avoue que le silence assourdissant accompagnant l’existence déréalisée de cet ouvrage brûlant qui devrait toucher l’intelligence, le cœur et l’esprit critique des lecteurs m’intéresse tout autant que son contenu.

.Tout est accompli écrivait Hölderlin. Puisse cette sentence, qui console des surdités contemporaines, rasséréner un peu les auteurs de « Chez nous, tout se concentre sur le spirituel, nous sommes devenus pauvres pour devenir riches »,Assiste-t-on à la démonstration performative de ce qu’il entend prouver sur le terrain de l’inanité générale et en particulier médiatique ? À l’illustration d’une sorte de « samedi saint » éditorial où la promesse du « Royaume » semble anéantie par l’économie spectaculaire qui en figure la ténèbre ?

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Se lancer dans la lecture de tout est accompli est une ascension, c'est aussi estomper tout ce que l'on a appris, et en redessiner les contours ; le résultat est étonnant, l'angle et le point de vu surprenant, dérangeant, tout était si en ordre dans notre tête, chaque chose à sa place, et voilà que les 3 auteurs mettent le Bazard, ils bousculent tout, nous déséquilibrent, ils nous plongent dans le doute, là où rien n'est simple, et stable, le retournement ne cesse de se produire. Yannick Haene,l François Meyronnis et Valentin Retz perturbent nos pensées bien réglées par notre époque. C'est comme plonger dans un gouffre plein d'eau où résisterait quelques traces de lune pour nous indiquer le chemin.

Fati

 

 
 
« Dans quelle époque vivons-nous ? Comme dirait Arthur Cravan : « Où en sommes-nous avec le temps ? » Tout indique que nous entrons dans l’âge de la fin : quand l’humanité vit entièrement sous la menace de sa disparition. De toutes parts, on sent croître l’emprise des réseaux numériques, l’intelligence artificielle décide pour nous et les transhumanistes promettent déjà les noces de la biologie et des algorithmes. La terreur nous saisit, de même que l’impossibilité d’agir. Mais si ce livre nous fait voir la catastrophe qui vient, il ne nous laisse pas pour autant dans le désespoir. Devant cette nouvelle situation mondiale, il enseigne l’art d’être ni sourd, ni aveugle  ; il ouvre une brèche où la plénitude devient accessible, à portée de mots et de main. Et par là, surmonte le nihilisme de notre temps. »
 
Portant un regard neuf sur les trois derniers siècles qui ont accouché du nôtre, depuis la révolution galiléenne jusqu’à la Shoah, en passant par la Révolution française, Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz détourent les forces cachées à l’œuvre dans l’Histoire. Une histoire qui, sous son aspect strictement profane, laisse entrevoir la trajectoire d’un ordre plus originaire que le monde, une certaine « courbure du temps » qui trouve son origine dans la religion judéo-chrétienne.

 

Coup de coeur  artiste et album

Bertrand Belin album Persona 2019

A l'olympia le 11 avril 2019

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Sortie le 6 février 2019 Eds. Marabout

J'ai opté pour une carrière dans la mode : arrivée au sommet, je suis au top et malheureuse, pas à ma place. Le château de cartes s'effondre, qu'est ce qui reste ? Moi, mais qui suis je ? La question vient de se poser, je ne sais pas y répondre, pas même par quel bout la prendre. Alors je pars. L'Inde, sa délicate beauté qui se mérite. Découvrir que le bonheur est possible même avec 3 tenues pendant 3 mois. Ecouter mes envies, mon intuition. Sortir de ma zone de confort. Faire enfin confiance à la vie pour me mener là où j'ai besoin d'aller. Rentrer transformée, faire le vide : dans les placards, les relations, le travail. Devenir ce que je suis sans forcer. » Se tromper de rêve, ne plus savoir ce qu'on veut, ou qui on est : c'est devenu extrêmement courant dans un monde où les études et la carrière nous enferment très tôt dans une petite case... Caroline de Surany nous raconte sa quête et son changement de vie, dans un récit plein d'humour et touchant.

La solitude caravage 2

Sortie le 20 février 2019 Fayard

« “Vers 15 ans, j’ai rencontré l’objet de mon désir. C’était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d’un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles blondes, les sourcils froncés, et de beaux seins moulés dans un chemisier. Elle tenait une lame et, calmement, découpait la tête d’un roi.” Ainsi débute ce récit qui plonge dans le tableau du Caravage, Judith décapitant Holopherne. Comment la représentation d’un crime politique a-t-elle pu lancer ma vie érotique, voilà l’énigme de ce livre qui interroge la puissance des figures peintes. Au fur et à mesure de cette plongée subjective, tous les tableaux du Caravage affluent ; et le récit s’approfondit à travers une étude de la vie de cet artiste devenu, plusieurs siècles après sa mort, le plus grand des peintres. Je m’intéresse à l’expérience intérieure du Caravage. Comment peignait-il ? Que cherchait-il à travers ces scènes de crime, ces têtes coupées, cette couleur noire qui envahit peu à peu tous ses tableaux ? Notre époque, pourtant criblée de violence, ne veut pas regarder l’horreur en face. Le Caravage, lui, est frontal : il expose crûment la vérité criminelle de l’espèce humaine ; il nous apprend à garder les yeux ouverts sur l’innommable.
Mais chez lui, il n’y a pas seulement le couteau : il y a aussi la perle. Elle scintille de tableau en tableau, comme le signe d’un désir plus intense encore que les ténèbres ; et ce grand feu blanc qui fait étinceler les scènes du Caravage vient du féminin. On dit que le Caravage peint avant tout des hommes, et qu’il les rend désirables. Mais regardez les femmes, Judith, Salomé, Marie-Madeleine et la Vierge, ou plutôt les prostituées qui jouent ce rôle : c’est elles et leurs splendides visages qui sont en avant. C’est elles qui amènent cet univers fiévreux vers la lumière. Ce sont ces héroïnes qui s’arrachent sur le fond noir, et ouvrent le monde du Caravage à la grâce d’un nouvel amour. » — Yannick Haenel.

"Hüh !" : Stephan Eicher sortira son nouvel album le 15 février 2019

Stephan Eicher reviendra dans les bacs avec "Hüh !", son premier album depuis 2012. Pour ce 14ème disque, le chanteur revisitera son répertoire en version "fanfare" et inclura plusieurs inédits.
Au Grand Rex En Février 2019


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Pedro Abrunhosa Dates de Concerts

RENDEZ-VOUS PRIS LE 3 DECEMBRE 2019

Sans titre

Le nouveau numéro de la revue POSSESSION IMMEDIATE est disponnible ici

Pi9 couverture

Un très bel article sur  le dernier Album de Damien Saez

Un miroir en pleine gueule

Pour dénoncer la vulgarité, Damien Saez n’a jamais pris de gants. Dans #humanité, le revoici poing levé, toute rage dehors et capable de balancer des chansons grandioses.

ÉRIC BULLIARD 

A croire qu’il cherche les coups. En amont de son nouvel album, #humanité, Damien Saez a lâché un single percutant, P’tite pute. Polémique assurée: le voici taxé d’affreux misogyne, insulté avec une violence inouïe, y compris dans les médias traditionnels, une radio fort respectable le traitant par exemple de «con». Voilà qui est fait, ces belles âmes effarouchées n’écouteront pas le reste de l’album, tant pis pour elles. Parce que si P’tite pute reste loin d’être le meilleur titre, il y a du grandiose dans ce disque. Comme toujours chez ce chanteur insaisissable. En attendant A dieu, annoncé pour le 1er février, Saez revient avec un disque qui claque, qui sonne dur, qui tape fort. Après Le manifeste – un concept artistique global marqué par les attentats de 2015, dont les albums comprennent certaines des plus belles chansons entendues ces dernières années – #humanité revient aux fondamentaux. Plus proche de J’accuse (2010) que de la trilogie sublime Varsovie L’Alhambra-Paris (2008). Revoici le Saez poing levé (l’expression vient clore l’album), en rage contre la société de consommation, contre l’ignorance généralisée, contre les réseaux sociaux et leur vide sidéral. Lyrisme et colère. D’abord le grandiose: en trois titres (Humanité, La guerre des mondes, La mort), Saez confirme qu’il possède un talent fou pour combiner lyrisme et colère, poésie et regard acéré sur le monde. Dans ce triptyque initial, des arrangements amples laissent entendre aussi bien la brutalité du rock que des violons au parfum oriental ou des chaînes d’esclaves dans les champs de coton La chanson Humanité ouvre le disque par un constat cinglant sur notre époque, où «nous regardons fiers les banquises se noyer», où «nous ferons quelques riches pour gouverner la meute / Nous leur vendrons du rêve pour éviter l’émeute». Suit La guerre des mondes et ses déclinaisons d’oppositions: «C’est l’hirondelle contre le fusil / C’est ton étoile contre la nuit / C’est la meute contre l’insoumis / C’est l’écriture des infinis / L’univers contre leur pognon…» La mort aussi décline son thème («La mort comme un instantané / La mort du peuple liberté / La mort aux terrasses des cafés») avant de basculer sur ce cri qui rappelle autant La Marseillaise que Léo Ferré: «Aux armes…»Le cynisme des collabos. 

Ces trois morceaux de sept minutes chacun sidèrent par leur ampleur et leur richesse, mais la suite de l’album ne se maintient pas tout à fait à ce niveau. J’envoie, P’tite pute et Elle aimait se faire liker ressassent le même message contre les réseaux sociaux, avec une vulgarité qu’il serait mal venu de fustiger, tant l’époque paraît infiniment plus vulgaire. Saez lui tend un miroir (un peu déformant) et certains ne peuvent aimer ce qu’ils y voient.«J’suis qu’une petite putain de collabo», lâche-t-il dans le refrain du single polémique et ce terme paraît le plus important. A celles qui vivent de likes et de clics, Saez reproche le cynisme de leur collaboration avec un système qui, pour «vendre aux gamins l’ticket pour l’abattoir», abrutit le peuple et le détourne des vrais problèmes: «J’trinque au Dom Pé que je me suis fait sur ta gueule», «la planète crève, c’est sûr, j’l’ai tweeté hier soir», lance la jetsetteuse en question, qui apparaît comme un contre-point de l’ignoble golden boy de Miami (2013).Du côté punk rigolo. La belle au bois, elle, ressemble à une version 2.0 du gamin de Jeune et con, le tube d’il y a presque vingt ans. Sur un fond électro inédit dans sa discographie, Saez visite «les boîtes VIP» et les «soirées de blaireaux», avec une fille qui «twerke pour faire bander les bouteilles de Dom Pé». Là encore, le langage est grossier, bien loin de la poésie dont est capable un type qui a écrit Châtillon-sur-Seine. Mais pour dire la vulgarité, Saez n’a jamais pris de gants et l’heure n’est toujours pas à l’apaisement. Avec les synthés de cette Belle au bois, avec la noirceur étrange d’Amour criminel et  la production soignée des trois premiers titres, #humanité prouve que ce chanteur hors contrôle est encore capable de surprendre. D’autres morceaux se contentent d’un rock moins original, 

qui s’annonce efficace sur scène. Burqa, par exemple, appartient à une veine punk rigolo à la Bérurier Noir. Avec ce refrain implacable : «Moi j’dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini…» Encore un qui va faire tiquer, mais qui annonce quelques pogos dans les concerts Son humour (si, si…) se retrouve dans L’attentat. rn titre qui renvoie à Pas assez de toi de la Mano Negra, par sa musique comme par des citations explicites («J’pourrais, c’est sûr crever ton chat», «J’pourrais bien tout péter comme ça / Comme une chanson d’Mano Negra»).En concluant avec Ma religieuse, Saez poursuit en outre le cycle qui comprenait déjà Mon terroriste, Mon Européenne, Ma putain du show biz… C’est de venu un truc, mais toujours aussi efficace. Au passage, signalons qu’il doit bien être un sale misogyne pour chanter: «Elle gardera le poing levé / Contre toutes les communautés / De ceux qui voudraient faire la peau / A nos féminines libertés.» Debout, menacé mais libre. «Ecrire, c’est aggraver son cas», a lâché un jour l’écrivain polémiste Christian Laborde. Saez aussi, à chaque album, aggrave son cas. C’est le lot de l’artiste qui ne baisse pas la tête ni les yeux, qui refuse d’édulcorer son propos pour plaire aux tenants du bon goût. Notre monde est laid, notre époque est violente, notre société part à vau-l’eau et Saez nous le renvoie en pleine tronche. Toujours debout, «menacé mais libre», pour reprendre un de ses titres devenus devise. Ce n’est pas forcément agréable, c’est parfois agaçant et souvent excessif, mais d’une sincérité totale et désabusée. Tant pis pour ceux qui se détournent en se pinçant le nez et continueront d’ignorer que ce gars-là a écrit Que tout est noir, S’en aller, Les meurtrières, Les fils d’Artaud, Le bal des lycées, Les enfants paradis, En bords de Seine, Notre-Dame 

mélancolie… ■

Saez, #humanité, Wagram / Cinq 7s  

 

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Humanité de Damien Saez

Pour ma part, je ne m’attarderais que sur les 4 premiers titres de l’album de Damien Saez Humanité, il est musicalement très bon dans son intégralité, on reconnaît la signature sonore Saezienne. La photo me fait frissonner de terreur, se tuer à ce point-là, est-ce un meurtre ou un suicide ? La tuerie au sens propre, c'est le propre assassinat de l'artiste sur une partie de l'album. La tuerie au sens figuré, ce sont ces 4 premiers ti res de l'album, Humanité, La Guerre  des mondes, La mort et j'envoie. A eux seul, ils méritent toute notre attention. Cette  beauté est noyée dans l'ombre, qui peine à élargir les interstices pour pouvoir y passer la main, et lui tendre pour l’entraîner vers cette lueur qu'il porte lui-même en lui sous un masque idiomatique utilisé bien souvent dans le tarissement du vocabulaire épuisé dans la colère, la souffrance ou la provocation .Je suis une femme et j'ai envie de lui dire calme-toi un peu tu te gâches, tu assassines le poète, ça avait si merveilleusement commencé. J'écoute les 4 perles en boucles, je m'en fais un bracelet les autres sont trop brutes pour en faire un collier, bien que parfois cette brutalité poétique, pleine de rage me touche chez lui.

Ne serait se que pour ces 4 poèmes, cet album nécessite et mérite d'être écouté et entendu.

Pedro abrunhosa espiritual

Sur Espiritual, nouvel album de Pedro Abrunhosa :

La spiritualité, n'est ce pas cette communication silencieuse et invisible entre les êtres qui se reconnaissent dans l'éloignement de leur différence ?

J'aime les métissages, les ombres et les lumières, les mélanges improbables, les mixages, les voix qui se superposent dans des langues différentes, se chevauchent comme deux corps enlacés, le masculin dans le féminin, le féminin dans le masculin, les différences qui se rejoignent, les singularités qui font un tout, les opposés, les extrémités qui se touchent, les croisements, la profondeur, le volume, les dénivelés qui m’entraînent vers la chute libre, l'irrégularité, l'instant, l'imprécision de l'être humain, la compassion, l' empathie... Je retrouve tout ça dans cet album. Écriture des textes raffinée et intense, les courbes musicales sont parfaites, très précises. Les voix s'enlacent et s'alternent dans une harmonie parfaite. Beau travail, félicitationsà Pedro et aux Comité Caviar pour cette oeuvre magnifique.

NOUVEAU TITRE DE PEDRO ABRUNHOSA premier single extrait de son nouvel album à paraitre le 30 

novembre  2018  ESPIRITUAL

AMOR EM TEMPO DE MUROS

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Les jours où Damien Saez Bouleverse les écrans

 

 

Les Mots

 Et parfois c'est nous même qui poussons la porte d'un lieu qu'on imagine pas fait pour nous. J'ai ouvert cette porte transparente, disons qu'elle c'est plutôt ouverte devant moi, avec une certaine angoissée de ne pas être à ma place, et j'ai franchi le seuil. Je suis entrée aux Mots. Et là, J'ai trouvé mon endroit celui ou je peux écrire, être moi même, ou me transformer, dire la vérité ou imaginer, pénétrer dans les songes, dans mon propre rêve... écrire.... enfin... Ce 31 janvier 2017 à 12H00

Les Mots : Ècole d'Écriture

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Partages d"émotions

MAGNIFIQUE!!!

 

 

Nouveau titre de Pedro Abrunhosa le 20 décembre 2017

 

 

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Simplement, pour la beauté du moment. Puissant !!!

 MAGNIFIQUE , BOULEVERSANT, SUBLIME !!!


« Je crois en la poésie comme unique langage possible, si Dieu existe, c'est par elle que nous pourrons Lui parler. Les métaphores seraient le résidu de quelque chose qui nous échappe»Al Berto

"Si tu place ton propre corps dans ce que Rimbaud appelle les "corps sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe,  de toute descendance !" Si tu as cette audace pleine de risques, alors tu detruis dans ta personne

la loi mortifère qui régis l'espèce.Que ce pas de côté n'aille nullement de soi, tu t'en doutes : C'est la grande affaire de ce qu'on nomme parfois "art", ou "mystique", ou "sainteté " -- ou plus justement encore : "poésie" François Meyronnis :  l'Axe du neant

Ligne de risque n2

Ligne de risque • Revue littéraire • Nouvelle série n°2 • 2017

Dévoilement du messie

Une couronne de vie (pour Frédéric Badré)
Yannick Haenel
Dévoilement du messie
Entretien avec Pierre-Henry Yehuda Salfati
Apothéose de la virtualité
Entretien avec Stéphane Knecht
Miséricorde pour les damnés
Valentin Retz
Extrait de L'Imitation de Bartleby
Julien Battesti
Le Royaume
Entretien avec Philippe Sollers

« Le monde est tout entier rempli de mystères grandioses et de lumières formidables que l'homme se cache à lui-même avec sa petite main. » Raal Shem Tov

Surr Ligne de Risque 1

Sur Ligne de Risque 2

 

Cd blaire barbara

Jean-Louis Blaire interprète Éric Barbara et pas que, une Ode Maritime à la vie

Le premier geste vient du regard ; étonnant pour un album. Oui attardons nous sur la photo. Elle résume bien le contenu de l’œuvre. Le regard plonge dans le reflet de l’ombre solitaire au milieu de l’immensité bleuté d’une Baie où le ciel et l’eau se confondent.  C’est une photo de Gilles Soubeyran. Nous sommes si petit dans ce vaste monde, mais nos existences peuvent pourtant se déployer.

Revenons à l’album. Les interprètes sont se qu’ils sont,  je ne m’attarderais pas sur ce qui les lie et me relie à eux, je vous site simplement leur nom : Jean Louis Blaire, Olivier Béranger, JePh, Éric Guilleton, Léa et Manon Blaire, Daniel Duroy, Martial Robillard, Maxime Vauthier.  

Ce recueil de poèmes sonore, brasse toutes les couleurs de la vie, elle est blanche « Quand elle est bleu ou arc en ciel / terre de Sienne jaune miel / blanche la vie / dans toutes les couleurs de peau / qui font le plus joli drapeau ».

C’est un paysage maritime, comme le flux et le reflux des vagues, entre la vie, la mort, et puis la vie. Un moment loin du bruit du monde qui courre à la catastrophe. On inspire cette poésie jusqu’à l’ivresse des bords de mer, on l’expire jusqu’ à diminuer les blessures qui nous agressent. Une bouffée d’oxygène au milieu de ces vies creuses qui nous encerclent. Même si Marseille est sombre comme les souvenirs, insolite, loin des circuits touristiques. Pas comme à Ostende : sensuelle. Et, se retrouver là, dans cette interprétation aérienne d’Olivier Béranger comme le vol d’une mouette au-dessus de la mer. Elle s’envole comme le temps fait ses valises. Loin.  Là où le temps est gris, elle a brulé ses ailes dans la vie éphémère d’un papillon nocturne, alors, « Peut-on rêver encore d’une vie sans décors ? » Sortir du décor, dans une larme «la vie dans une goutte d’eau » La goutte d’eau qui nous ramène à la baie, à l’ombre reflétée, rejointe par deux autres ombres, qui se tiennent un peu à l’écart, également projetés sur la mer dans le livret. Ils sont 3 désormais, et plus nombreux encore sur les plages  sonores de cet album.  Éric Barbara les a réunis sur la baie autour de ses poèmes pour une seule voix multiple. Au loin la ligne d’horizon limpide et inaccessible, comme un levé ou un coucher de soleil, aux nuances bleu et rose par filament, comme une déchirure dans le ciel, je referme le boitier.

Manitenant, c’est à vous d’écouter.

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Al Berto

Conheci
um homem que possuía uma cabeça de vidro.Víamos
-pelo lado menos sombrio do pensamento- todo o sistema
planetário.Víamos o tremelicar da luz nas veias e o lodo das
emoções na ponta dos dedos.O latejar do tempo na humidade
dos lábios.E a insónia ,com seus anéis de luas
quebradas e espermas ressequidos.As estrelas mortas das
cidades imaginadas.Os ossos (tristes) das
palavras.A noite cerca a mão inteligente do homem que possui
uma cabeça transparente.Em redor dele
chove.Podemos adivinhar um chuva
espessa,negra,plúmbea.Depois, o homem abre a mão, uma laranja
surge,esvoaça.As cidades(como em todos os livros que li)
ardem.Incêndios que destroem o último coração do sonho.Mas
aquele que se veste com a pele porosa da sua própria
escrita olha,absorto,a laranja.A queda da laranja
provocará o poema?A laranja voadora é ,ou não é,uma
laranja imaginada por um louco?E um louco,saberá o
que é uma laranja?E se a laranja cair?E o poema?
E o poema com uma laranja a cair?E o poema em
forma de laranja?E se eu comer a laranja,estarei a
devorar o poema?A ficar louco?(...)E a palavra
laranja existirá sem a laranja?E a laranja voará sem
a palavra laranja?E se a laranja se iluminar a
partir do seu centro, do seu gomo mais secreto,e alguém
a (esquecer) no meio da noite-servirá(o brilho)da
laranja para iluminar as cidades há muito mortas?E se
a laranja se deslocar no espaço-mais depressa que o
pensamento, e muito mais devagar que a laranja escrita-criará
uma ordem ou um caos?O homem que possui uma
cabeça de vidro habita o lado de fora das muralhas da
cidade.Foi escorraçado.(E)na desolação das terras,noite
dentro,vigia os seus próprios sonhos e pesadelos.Os seus
próprios gestos-e um rosto suspenso na
solidão.Onde mora o homem que ousou escrever com a unha na sua
alma,no seu sexo,no seu coração?E se escreveu laranja
na alma,a alma ficará saborosa?E se escreveu
laranja no coração,a paixão impedi-lo-á de morrer?E
se escreveu laranja no sexo, o desejo
aumentará?Onde está a vida do homem que escreve, a vida da
laranja,a vida do poema-a Vida,sem mais nada-estará
aqui?Fora das muralhas da cidade?No interior do meu
corpo? ou muito longe de mim-onde sei que possuo uma
outra razão...e me suicido na tentativa de me
transformar em poema e poder,enfim,circular
livremente.

 

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile

Peu m'importent mes chances

Peu m'importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Sans questions ni repos

Se damner

Pour l'or d'un mot d'amour

Jacques Brel

JAN KARSKI

 

Haavia Uma palavra No Escuro Miniscula. Ignorada Martelava no escuro Martelava No chao da agua Do fundo do tempo martelava.  Contra o muro Uma palavra No escuro Que me chamava

 Il y avait un mot dans l'obscurité. Minuscule. Ignoré. Il martelait dans l'obsucurité. Il martelait dans le socle de l'eau. Du fond du temps. Il martelait. Contre le mur. Un mot. Dans l'obscurité. Qui m'appelle

 Eugenio De Andrade

 La bonne musique ne se trompe pas et va droit au fond de l' âme chercher le chagrin qui nous dévore. Stendhal

  L'homme qui n'a pas de musique en lui et qui n'est pas ému par le

concert des sons harmonieux est propre aux trahisons, aux stratagèmes et aux rapines. Les mouvements de son âme sont mornes comme la nuit et ses affections noires comme l'Erèbe. Défiez vous d'un tel homme ! Ecoutez la musique

W.Shakespeare

  Lulu 

Lulu    Le manifeste - prélude acte II   Le manifeste - L'oiseau liberté

 

Music's your only friend

Until the end

Until the end

 

Nous nous couchons dans la musique afin de nous dévoiler

 Jim Morrisson

 

Musique souvent me prend comme l'amour

Léo Ferré

 Quand  je vois le public qui avale les notes avec les yaux et les oreilles, tout à coup il y  un calme qui se met en moi

 Stephan Eicher

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Mão na Musica

A música é tamanha, cabe em qualquer medida...
Na sua mão sobe o ar ao infinito, de lá treme.
A música por um lado vê-se, por outro não se vê.
Nada da música se improvisa por acaso.
A música corre nas gargantas e pode ser tocada com um só dedo.
A música mostra-se feia para os seus pares e bela para os seus ímpares.
A música emudece por vezes os cantores e deixa-os a sós nos camarins à esper...a do amigo do carrasco.
A música não é a mesma quando ouvida de longe ou quando ouvida de perto.
A música não tem explicações a dar a si mesma. Isso explica tudo.
A música dá asas a quem voa, a quem tem asas para voar.
A música faz aos poemas aquilo que os poemas quiseram fazer dela: render-se. E aos outros propõem; rendam-se. Tréguas e batalhas sem ordem de aviso.

A musica referenda a liberdade? Sim ou não?
A música depende de um botão da liberdade e desunha-se a mostrar os efeitos de num dedo a voz humana.
A musica faz orelha moucas.
A música não se esquece no silêncio, por isso nos lembramos dela. Permanece em mais que um som.
A música vai por vezes mais alto e de uma torre afunda o eco no centro da terra.
A música aguenta-se de pé, dorme sentada, dança e escorrega na cama.
A música pausa e pausa, faz das malas a viagem mas se acena, já de longe, a música atira os seus poemas ao mar e recebe-os nas ondas do dia seguinte, nas garrafas outro povo.
A música perdeu muitos bons poemas no vento contrário, quem sabe era bons.
A música é uma cópia de uma cópia, cara aberta vai ao fundo e vem à tona por respiração.
A música é uma revolução de estilos, é do passarinho herdeira orfã.
A música é orfã.
Quando nasceu os seus pais tinham morrido há pouco. É orfã.

A música esfrega os dedos em tudo o que der som.
A música nunca teve em si mesma uma moral, pensa que não pensa e que não perdura.
Diz-se que faz muito bem ouvi-la alguém que pense e que perdure por ela.
A música não tem barreiras mas o amor por ela, sim.
A música prepara-se, destroçada, mas vaidosa para confessar tudo ao cair do sol.
A música chora e ri ao mesmo tempo, uma criança por razões não exactamente compreensíveis.
A música quer ser perfeita, sempre que por escolha é imperfeita. Por talento dá-se a todas a bondade, a presunção, ressentimento e mais não fosse a quatro tempos.
A música de repente é a mesma nota repetida e outras vezes. A música mede-se com caneta e gravador. É maior e é menor.
A música quando se encontra já lá está.
A música nasceu antes de nós termos nascido com ela.
A música segue a sua sombra e pela sombra é fácil, não há espelho. Ou é ritmo ou é pausa. Ambos dúbios mas reconhecíveis.

A música é feita à janela e aberta vê-se da rua.
A música eriça-se ao menor vento, arranha-se a si mesma, ladra ao ar, risca a terra. Gosta mesmo.
A música quando a chuva cai com barulho de entre as nuvens vê-se o mar em dia de acalmia o que não é explicável nem por norma nem por excepção dos deuses. Digamos que são os sons em dia de ofertório.
A música vai de rio e desagua. Aquece a água doce, rebenta no mar salgado, larga os seus bichos no mar.
A música tem duas mãos, é tocada com um só peito, um só dedo. Da música sobe o ar ao infinito. A música tem um só dedo e um só dedo.
A música tem um só dedo e um só dedo.
Nada da música se improvisa por acaso.

 (Sérgio Godinho)